Allez, go !
Petit retour sur ce deuxième BRM, avec cette fois une boucle de 400 km au départ de la banlieue rennaise.
Pas de grosse difficulté sur le papier, si ce n’est la distance… et surtout l’heure de départ (18h00), qui implique de rouler une bonne partie de nuit, avec peu voire pas de ravitaillement possible. Et même de jour, un dimanche dans les villages traversés, c’est vite désert. L’organisation avait bien anticipé avec un ravito au km 100 et un arrêt facultatif dans un hôtel pour un petit-déjeuner salvateur.
La grande question avant le départ : on dort ou pas ?
On part à trois, avec trois stratégies différentes. Mon voisin ne dormira pas et part en mode minimaliste (juste un coupe-vent). Un Briochin bien connu (dont je tairai le nom

) joue la sécurité avec bivy, collant chaud et matelas. Et moi… incapable de trancher : je prends un bivy et un sac à viande en soie, au cas où.
Arrivés au départ un peu en avance, contrôle des vélos par l’organisation, puis récupération du carton de pointage. Le niveau générale semble un peu plus relevé que sur le BRM200 précédent, avec quelques montures originales, dont un superbe Moulton et un vélomobile.
18h, départ groupé pour les 80 participants. Ça part vite, vent dans le dos, et en 15 km tout le monde est lancé, et à sa paire de gants avec lui

. Les groupes se forment rapidement et on essaie d’en profiter pour économiser… sauf qu’on se retrouve souvent devant, à tirer pendant que tout le monde s’abrite derrière...
Je reste quand même vigilant et m’accroche aux roues de tête, avec un petit doute sur ma capacité à tenir la distance.
On arrive assez rapidement au premier ravito, après un arrêt improvisé dans un kebab pour un premier tampon, vers les 100 km. Accueil au top avec soupe chaude, parfaite au moment où la nuit tombe et que la température baisse. Jambières, lumières, et on repart.
Ensuite, tous les CP se feront à base de photos de panneaux, faute de commerces ouverts. La nuit est bien installée, on limite les arrêts : une pause pour aider un participant qui a explosé son dérailleur sans quoi réparer, puis une autre un peu plus longue pour manger et refaire le plein d’eau. Petit coup de mou vers 1h, le cerveau réclame du sommeil, mais ça passe vite. Entre 2h et 3h, je comprends que je ne dormirai pas. Confirmation avec les premières lueurs vers 4h30 : 250 km au compteur et un bon coup d’euphorie qui relance la machine.
On atteint l’hôtel pour un énorme petit-déj bien mérité. Les 100 derniers kilomètres se font plus tranquillement, avec davantage de pauses pour gérer la fatigue. Une crevaison vient s’ajouter

puis une douleur au tendon d’Achille à 40 km de l’arrivée fait ralentir légèrement notre trio.
À l’arrivée, brevet validé, contents de notre nuit, et toujours ce super accueil : sourires, sandwichs aux rillettes et bière.
Le vélo a bien roulé, le freinage est en progrès. Quelques douleurs aux cervicales, rien d’inquiétant. En revanche, un tendon d’Achille droit sensible et des genoux un peu douloureux — probablement plus lié au manque de préparation qu’à la position.
Encore une très belle expérience sur ce BRM. Vivement le prochain, avec dans les leçons à retenir: avoir porté pour rien un bivy, une veste chaude et surtout 500g (!) de barres de céréales que je n'ai pas utilisées. 1Kg400 au total de choses qui m'ont été inutiles... Ca fait relativiser la chasse au poids que je peux faire sur le vélo ensuite

Quelques images pour illustrer tout ça :










